Les punks de notre enfance

Comme à bord de l’Hyperloop lancé à pleine vitesse, cette soirée à la Maroquinerie nous a propulsés en l’espace de quelques instants, une trentaine d’années en arrière, au temps béni de notre adolescence. L’innocence, la joie, les copains, et les parents qui commençaient enfin à nous lâcher les bask’.

L’époque aussi où nous passions notre temps à faire la fête, en particulier sur des succédanés punks qui traversaient alors nos vies de lycéens. Parmi ceux-ci l’incroyable Surf And Destroy, la b-side de Pizza Attack des Washington Dead Cats, le graal absolu, l’intro incontournable de toutes nos soirées un poil destroy. Ce soir, c’est parti pour une soirée placée sous le signe de la nostalgie, mais surtout de l’énergie!

Burlesque ensorceleur

La soirée n’a cessé d’osciller entre rock et punk. C’est Rikkha qui a ouvert le bal en première partie. Cette artiste use de ses charmes et de son regard pour conquérir l’ensemble du public. Son groupe pour le moins décalé joue à fond la carte du burlesque chic et trashy, à tendance diabolique sensuelle. Nous adhérons complètement à la performance qui se transforme en un véritable spectacle de cabaret. La belle vous donne plusieurs rendez-vous à retrouver sur sa page facebook https://www.facebook.com/pg/rikkhatheband/posts/.

Viens on joue du synthé

The lords of Altamont nous ont régalé. Ce groupe est la définition même de ce que c’est de prendre son pieds sur scène et d’inclure le public dès la première minute du show dans sa folie. Les musiciens sont excellents et le leader Jake “The Preacher” (ndlr. aka Jacob William Cavaliere), un virtuose du synthé psyché! Bilan, l’ambiance monte dans la salle, et ça chahute grave dans un esprit ultra bon enfant. Nous sommes réellement conquis par leur prestation. Les californiens sont à découvrir sur leur page https://www.facebook.com/LordsOfAltamont/.

Bare feet entertainer

Un peu d’émotions juste avant de guetter l’entrée sur scène des Washington Dead Cats, que certains nomment d’ailleurs juste les Wash! Et si nos illusions s’envolaient en fumée, et nos souvenirs fantasmés de jeunesse se ternissaient face à une prestation décevante? Angoisse. Le style du groupe, punk à tendance wild country, nous a réellement bercé quelques années autour de nos 16 à 20 ans.

Quand Mat Firehair (ndlr. le leader du groupe) fait sont entrée, et entame le premier morceau, nos inquiétudes s’envolent enfin. La voix en tout premier lieu, est juste la même que dans nos souvenirs. Et le mec est fou-fou comme nous l’avions imaginé plus jeune sans jamais avoir croisé sa route.

Ce soir c’est un petit bonheur personnel, et une excellente prestation pour les Wash toujours au taquet!

Suivez les Washington Dead Cats sur leur page Facebook https://www.facebook.com/washingtondeadcats/

William Soragna

Remerciements Léa B. @ Enrage Prod.