Voici un petit moment que nous ne nous étions pas rendus au Café de la Danse, qui a fait peau neuve depuis. La salle possède désormais un système de gradins amovibles, qui permet d’avoir une fosse plus élargie. Situation idéale quand la salle reçoit un groupe qui donne envie au public de bouger un peu. C’était le cas lundi dernier pour l’accueil du groupe russe Motorama.

Déjà onze années que le groupe existe et tourne à travers l’Europe en rassemblant toujours plus de fans. Ce soir le concert est sold-out, une très bonne nouvelle pour le label bordelais (Talitres) qui s’occupe depuis quelques années de la promotion de Motorama. Pour l’équipe de Freakshow, il s’agit d’une première. Titillés à force de voir passer des publications sur le groupe ici ou là, nous nous sommes finalement intéressés à ce dernier. En réalité, nous nous étions également rendus compte que le groupe jouissait d’une très bonne cote de sympathie et d’admiration parmi nos connaissances.

Après une première partie assurée par le groupe français Thousand, les roadies s’activent sur la scène pour une installation la plus efficace possible. Les membres de Motorama apparaissent un à un, en toute simplicité, dans une demi-obscurité. La batterie démarre rapidement et joue un rythme on ne peut plus binaire. Nous percevons tout de suite une certaine froideur qui installe une ambiance singulière dans la salle. Les musiciens enchainent les deux premiers morceaux en restant très statiques tout comme le public. Cette introduction est marquée par l’absence de voix du chanteur. On ne l’entend pas du tout depuis le premier rang. Sur le troisième morceau, une excitation jusque là contenue, s’exprime parmi les spectateurs. Deux ou trois personnes se mettent à crier et à danser dans la fosse.

Il est évidemment difficile d’assister à cette prestation sans penser immédiatement à des groupes tels que Joy Division, et ce n’est pas pour nous déplaire. Bien au contraire, la musique de Motorama nous séduit totalement. Après le quatrième titre, une petite vague d’indignation se fait entendre dans la salle: “plus fort, on n’entend rien !”. Tandis qu’un nouveau morceau démarre, nous aussi sommes convaincus d’un problème de micro. Pourtant, plus tard, les fidèles du groupe nous affirmeront qu’il n’y avait aucun problème, et que c’est la signature vocale de Vladislav Parshin. Motorama nous a offert une excellente soirée cold-wave dans un cadre parfait au Café de la Danse.

Pour en savoir plus sur le groupe, rendez-vous sur le site officiel ici!

William Soragna
Remerciements: Matthieu B. @ Café de la Danse