Belle effervescence ce 27 octobre dernier à Paris, avec de très nombreux concerts à l’affiche, à tel point, qu’il était difficile d’organiser sa soirée. Pour Freakshow Magazine, pas de doute permis, c’est bien au Trabendo qu’il fallait se rendre. C’est en effet dans cette salle que The Fratellis avait choisi de jouer pour renouer avec son public parisien. Chargé d’une histoire tumultueuse, le groupe revient cependant avec un nouvel album Eyes Wide, Tongue Tied paru en août dernier.

Lys, une première partie française.

_DSC3156Le Trabendo nous propose Lys en guise de mise en bouche. Un bon exemple de groupe précédé par sa notoriété. Jugez plutôt, un dernier album produit par Paul Corkett (The Cure, Nick Cave, Bjork…), et co-écrit notamment par Craig Walker (Archive, The Avener). Si on ajoute à cela, la participation de Steve Hewitt (Placebo) à la batterie, on commence à être sérieusement excité. Sur scène, la mayonnaise prend rapidement. La soirée s’annonce particulièrement bonne. Les rennais réussissent le pari de se mettre le public dans la poche avec leur son pop-rock et électro. Le chanteur n’hésite pas à venir régulièrement au plus près du public, et les applaudissements sont très nourris. Un groupe à suivre de très près lors de son prochain passage sur scène.

L’énergie brute de The Fratellis.

_DSC3870Des cris libérateurs se font entendre à l’entrée en scène de The Fratellis. Le set démarre rapidement avec un extrait du dernier album en introduction Baby Don’t You Lie To Me. Cette version, bien plus accélérée que la version studio, donne le tempo de la soirée. D’ailleurs les enchainements entre les différents morceaux se font également sans temps mort. Le chanteur, d’ordinaire totalement silencieux entre les morceaux, s’est accordé cependant une pause entre deux titres. Il a pris un peu de temps pour raconter l’histoire du groupe et de la rencontre fondatrice dans un pub à Glasgow.

Le batteur, qui tire le groupe vers le haut avec un style très particulier, nous parait sous-utilisé sur le dernier album. C’est une agréable surprise de découvrir ces mêmes morceaux sur scène qui paraissent transfigurés par son jeu et son plaisir de jouer. Il faut noter également la présence d’un clavier un peu en retrait qui accompagne le groupe. Le superbe morceau Me And The Devil a déclenché l’enthousiasme de la salle; ce n’est pourtant pas le morceau le plus pêchu du dernier disque, et il n’est pas dans leur style habituel. Évidemment les classiques Chelsea Dagger et Henrietta ont déclenché eux aussi de superbes pogos.

A noter qu’aucun titre de leur deuxième album Here We Stand sorti en 2008 n’a été joué. C’est suite à cet album que les membres du groupe se sont séparés pendant quatre ans (ndlr. un échec commercial en comparaison de l’énorme succès du premier album Costello Music). Ce soir, ils semblent plus soudés que jamais, et nous leur prédisons des salles toujours plus grandes. Au final, c’est un concert beaucoup plus énergique que celui que le groupe avait donné à la Maroquinerie en 2013.

Des photos du live de The Fratellis au Trabendo.

Texte: David Paris, William Soragna
Photos: William Soragna
Remerciements: Marion @ Agence Ephélide.